Le guide complet avec des conseils pour la prévention des chutes chez les personnes âgées | Stannah

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Le guide complet avec des conseils pour la prévention des chutes chez les personnes âgées

Tout ce que vous devez savoir sur la prévention des chutes chez les personnes âgées

Le guide complet avec des conseils pour la prévention des chutes chez les personnes âgées

Tout ce que vous devez savoir sur la prévention des chutes chez les personnes âgées

1. Qu’est-ce que la prévention des chutes ?

1.1 Qu’est-ce que la prévention des chutes chez les personnes âgées ?

La prévention des chutes chez les personnes âgées repose sur des lignes directrices, des mesures et des activités visant à empêcher une personne de plus de 65 ans de tomber accidentellement et soudainement par terre, entraînant des blessures comme conséquence ou non.

1.2 Pourquoi la prévention des chutes est-elle importante ?

Il est assez clair que tomber est néfaste pour les personnes âgées et les gens en général. Après tout, cela fait mal, ce n’est pas une expérience agréable et cela entraîne souvent des blessures mineures et graves. Cependant, quand on observe les chutes chez les personnes âgées, et plus précisément chez les personnes de plus de 65 ans, il y a quelques complications supplémentaires qui empêchent les chutes, ou qui rendent la prévention des chutes encore plus importante.

L’importance de la prévention des chutes chez les personnes âgées peut être résumée dans les groupes suivants :

  • Conséquences physiques graves : Une chute entraîne très souvent des conséquences physiques sous forme de blessures mineures et graves. Les blessures les plus courantes sont les fractures (de la hanche) et les traumatismes crâniens à la tête, entraînant un long processus de récupération, voire une mort prématurée. Les blessures mineures sont des lésions des tissus (plaie cutanée ouverte) et une distorsion.
  • Conséquences mentales graves : Après une chute, les personnes âgées ont souvent peur de tomber ou ressentent un sentiment de honte, ce qui les rend anxieuses et extrêmement vulnérables.
  • Conséquences sociales graves : La peur de tomber ou le sentiment de honte pousse la personne à ajuster son schéma d’activité. En conséquence, les activités sont moins fréquentes à l’extérieur du domicile et les personnes âgées peuvent donc se retrouver dans l’isolement social. Par exemple, 3 à 85% souffrent de la peur de tomber, dont 38% indiquent qu’ils évitent les activités.
  • Conséquences financières graves: les blessures causées par une chute liée à une maladie engendrent des frais sociaux importants. De plus, les frais médicaux augmenteront certainement en raison du vieillissement de la population.

Une chute chez les personnes âgées de plus de 65 ans n’est presque jamais « juste une chute », c’est pourquoi la prévention des chutes est d’une importance capitale. L’aspect mental qui crée la peur de tomber, l’incapacité de quitter la maison et le sentiment de honte sont d’autant de facteurs réels. Évidemment, l’aspect physique et le long processus de rééducation sont très éprouvants et restrictifs pour la personne tombée, mais aussi pour la famille qui voit un être cher perdre son indépendance et qui aura probablement désormais besoin d’aide ou de prise en charge.

Les conséquences sont tellement importantes que nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre de ne pas accorder de l’attention à la prévention des chutes.

1.3 La prévention des chutes en chiffres  

Ci-dessous, nous examinons quelques chiffres relatifs aux chutes des personnes âgées en Belgique :

  • Pas moins de 20% de tous les accidents mortels sont liés à des chutes. Dans la plupart des cas, cela concerne une personne de plus de 65 ans. Par exemple, plus de 80% de tous les accidents mortels résultant d’une chute sont survenus à une personne de plus de 65 ans.
  • 7% des plus de 65 ans déclarent avoir eu besoin d’une consultation médicale à la suite d’une chute.
  • Ce pourcentage augmente également avec l’âge. Par exemple, il augmente de 5% chez les 65-69 ans, et jusqu’à 10% chez les plus de 85 ans.
  • Le lieu de résidence est également un facteur : le pourcentage de visites médicales liées aux chutes est de 5% en Région wallonne, 7% en Région flamande et 8% en Région bruxelloise.
  • 24% des plus de 65 ans ont rapporté qu’ils tombaient au moins une fois tous les 12 mois.
  • Ce pourcentage augmente avec l’âge, passant de 15% chez les 65-74 ans à 37% chez les 85 ans et plus.
  • En moyenne, une personne de plus de 65 ans tombe au moins 3 fois par an.
  • Les femmes sont plus susceptibles d’avoir une fracture de la hanche, mais les hommes sont plus susceptibles de mourir des suites d’une fracture de la hanche. Les femmes tombent aussi plus souvent, mais les hommes meurent plus souvent des suites d’une chute mortelle.
  • En 2019, 18% de la population belge avait 65 ans ou plus, en 1980 cela s’élevait à 14% et on prévoit que cela atteigne 27% en 2050.
  • En Région wallonne, la population âgée de 67 ans et plus était de 25% en 2017, et on prévoit qu’elle passe à 40% d’ici 2070.
  • En raison du vieillissement de la population que nous connaissons dans notre société, les décès, les blessures, les admissions dans les hôpitaux et les centres de soins résidentiels augmenteront à la suite d’une chute.

Comme nous pouvons le lire ci-dessus, le nombre d’accidents liés aux chutes augmentera à l’avenir. Il y aura également beaucoup plus de personnes de plus de 65 ans en raison du vieillissement de la population et de l’arrivée des baby-boomers.

Endroit le plus courant d’une chute

Source : valpreventie.be


Blessure la plus courante après une chute

Source : valpreventie.be

2. Risques de chute et conséquences

Plus une personne présente de facteurs de risque de chute, plus le risque de chute est grand.

2.1 Facteurs de risque de chute

Les facteurs de risque de chute peuvent servir à montrer à quel point une personne est vulnérable face au risque de chute. Certains facteurs ne nous sont jamais venus à l’esprit, mais quand on y pense, ils ont beaucoup de sens. C’est une bonne liste de contrôle pour réaliser soi-même nos propres risques de chute et sur quels points nous devons être très prudents.
Les principaux facteurs de risque sont :

  • Les problèmes cognitifs
  • Les problèmes de mobilité (équilibre, marche, force musculaire)
  • Avoir fait une chute précédemment
  • L’utilisation de médicaments (psychopharmaceutiques, polypharmacie)
  • Les problèmes avec les activités de la vie quotidienne (*AVQ)
  • Les problèmes articulaires
  • Les troubles de la vision
  • La peur de tomber
  • Les vertiges
  • Des problèmes au pied
  • La malnutrition
  • Les risques dans son environnement
  • La dépression
  • La douleur
  • La passivité

2.2 Les causes les plus fréquentes de chutes

Nous pouvons diviser les facteurs mentionnés ci-dessus en deux groupes de manière plus pratique :

  • Facteurs physiques
  • Facteurs environnementaux

Il y a de nombreux éléments autour de nous qui peuvent provoquer une chute, car nous savons qu’un « accident peut toujours arriver n’importe où ». Cependant, certains facteurs sont plus susceptibles de provoquer un accident que d’autres. Ceux-ci sont alors appelés facteurs de risque de chute. Ci-dessous, nous avons divisé les plus courants en deux colonnes :

Conséquences personnelles

  • Éprouver des difficultés avec les fonctions cognitives telles que l’attention, la concentration, l’orientation, mais aussi la perspicacité et l’élaboration de plans.
  • Équilibre réduit, diminuant la stabilité et rendant plus difficile les déplacements.
  • Une vulnérabilité accrue, car une chute peut provoquer « la peur de tomber ».
  • Les médicaments tels que les stabilisateurs de l’humeur et autres psychopharmaceutiques sont néfastes dans la prévention des chutes.
  • Étourdissements, sensation de confusion, diminution de la conscience et désorientation. Sentir par exemple des étourdissements, lorsqu’on se lève trop vite.
  • Incontinence, devoir souvent aller aux toilettes, surtout la nuit.
  • La détérioration de l’audition et de la vision, en particulier les problèmes liés à la vision, sont problématiques.
  • Un hallux valgus, une bosse au pied, ou d’autres problèmes au pied peuvent perturber gravement notre équilibre.
  • De l’arthrite et des problèmes articulaires en général.
  • La malnutrition et ses conséquences telles que l’ostéoporose, ou un manque de vitamine D et de calcium.
  • La douleur peut rendre les gens moins mobiles et moins stables, entraînant ainsi des chutes.

Facteurs environnementaux

  • Sols mouillés ou glissants à l’intérieur et à l’extérieur.
  • Des chaussures qui n’offrent ni adhérence ni stabilité.
  • Meubles instables sans adhérence, moquettes non fixées ou toutes moquettes en général.
  • Pas de points d’appui, ou insuffisants dans toute la maison, et surtout dans la salle de bain.
  • Endroits dans la maison ou à l’extérieur qui ne sont pas suffisamment éclairés ou ne fournissent pas de lumière diffuse.
  • Dans un environnement qu’on ne connaît pas, les réactions sont moins rapides lorsque cela s’avère nécessaire.
  • Une circulation instable à l’extérieur peut causer du stress et de la désorientation.
  • Marches hautes à l’extérieur ou, par exemple, sol irrégulier ou pavés non fixés.

2.3 Prévention des chutes chez les personnes âgées vivant à leur domicile

Comme on peut le constater, une personne de plus de 65 ans tombe en moyenne 3 fois par an. Par conséquent, on peut affirmer qu’il s’agit d’un problème courant.

Des recherches ont montré que les problèmes de mobilité en particulier, sont un facteur de risque important pour les personnes âgées. Cela entraîne des troubles de l’équilibre, de la démarche et une réduction de la force musculaire. Suivre des cours sur la prévention des chutes peut avoir un résultat bénéfique et aider à réduire le risque de chute. Surtout lorsque vous travaillez sur le renforcement de la force musculaire qui améliore ainsi l’équilibre.

Au chapitre 4, nous examinons ce qu’on peut faire exactement en matière de prévention des chutes. Ci-dessous, nous examinons les 4 piliers de la prévention des chutes chez les personnes âgées vivant à leur domicile. Pour une explication détaillée, vous pouvez consulter le chapitre correspondant.

Quelles mesures peuvent être adoptées ?


Adaptations du
cadre de vie

Évaluation de l’utilisation
des médicaments

Types de
chaussures

Amélioration de
l’équilibre

2.4 Prévention des chutes dans les centres de soins résidentiels

Centres de soins résidentiels

Les personnes âgées vivant dans des centres de soins ne sont plus suffisamment autonomes pour continuer à vivre à la maison. La recherche sur la prévention des chutes a montré qu’environ deux résidents sur trois, dans un centre de soins résidentiels, chute au moins une fois par an.

Le pourcentage de chutes est considérablement plus élevé parce que les résidents ont un profil de vulnérabilité plus élevé qu’une personne âgée qui peut vivre de façon autonome à la maison. On effectue également un meilleur compte-rendu dans les centres de soins résidentiels. Les chiffres sont donc plus faciles à obtenir.

C’est rarement un facteur unique qui est à l’origine d’une chute

Nous avons vu que plusieurs facteurs entrent en jeu lorsque l’on examine les causes d’une chute. Cependant, il est souvent plus difficile de conclure rétrospectivement quel facteur constituait la cause principale.

2.5 Prévention des chutes et votre assurance maladie

La prévention des chutes est une priorité et est un aspect de notre vie qui mérite une attention particulière, surtout après 55 ans. C’est pourquoi les assureurs remboursent (en partie) les activités de prévention des chutes de l’assurance complémentaire, pas dans l’entièreté, mais cela vaut la peine de le vérifier auprès de votre assureur.

En général, les activités de prévention des chutes sont remboursées par l’assurance complémentaire, il peut s’agir d’un montant unique ou fixe par an. Ces types d’activités ne sont généralement remboursés que pour les personnes de plus de 55 ans. Souvent, le montant du remboursement maximal dépend de l’assurance complémentaire, le montant de l’assurance dépend de l’assureur.

Les activités peuvent prendre la forme d’un cours de prévention des chutes avec le kinésithérapeute, mais aussi recevoir des conseils d’un ergothérapeute ou des conseils en matière d’hébergement pour adapter votre maison contre les chutes.

Contactez votre assureur maladie pour savoir exactement à quel remboursement vous pouvez vous attendre pour des activités de prévention des chutes, des conseils professionnels ou des conseils en matière de logement.

2.6 Prévention des chutes et vitamine D

Il a été scientifiquement prouvé que la vitamine D et la prévention des chutes possèdent un lien en commun. Dans un article précédent sur l’importance de la vitamine D que vous pouvez lire sur notre blog via ce lien, nous expliquons pourquoi cette vitamine du soleil est si importante pour notre bien-être. La vitamine D est essentielle pour garder nos os solides et en bonne santé. Or avoir des os forts, c’est essentiel dans la prévention des chutes.

La vitamine D est souvent prescrite à titre préventif pour éviter les chutes chez les personnes âgées. Parce que la vitamine D apporte une contribution importante à la qualité de nos os. L’amélioration de la qualité osseuse a un effet positif sur la force et la fonction musculaire, deux éléments à ne pas négliger dans la prévention des chutes.

La vitamine D s’obtient par l’alimentation (consultez notre article sur la vitamine D pour savoir d’où l’obtenir le plus), mais la partie la plus importante est produite dans notre peau. Vous pouvez voir son fonctionnement dans l’image ci-dessus.

LA VITAMINE D DANS LE CORPS HUMAIN

La vitamine D dans le corps humain

Le calcium joue également un rôle important dans le maintien de la solidité et de la santé de nos os. Il est donc important de consommer suffisamment d’aliments contenant du calcium. Un manque de vitamine D et de calcium peut entraîner une faiblesse musculaire et osseuse, qui peut s’avérer douloureuse et entraîner des cassures. Nous avons besoin de muscles sains et forts pour maintenir notre équilibre, pour ne pas perdre l’équilibre rapidement, et être par conséquent moins susceptibles de tomber. En cas de chute, il est important que les os soient suffisamment solides pour ne pas se casser. Comme on l’a vu, les fractures de la hanche sont les blessures les plus courantes résultant d’une chute. Nous devons donc éviter cela.

Voici ce que vous pouvez faire pour obtenir plus de vitamine D :

  • Votre médecin peut vous prescrire des suppléments de vitamine D. Discutez-en toujours d’abord avec votre médecin, car une trop grande quantité de vitamine D peut avoir des effets indésirables sur vos reins, bien que cela ne soit pas trop courant.
  • Pendant la période d’avril à octobre, exposez votre peau à la lumière du jour pendant au moins 15 minutes par jour, en particulier au niveau des bras, des jambes et du ventre.
  • Prenez des aliments riches en vitamine D et en calcium.

Pour des conseils complets sur cette vitamine du soleil, consultez notre article sur la vitamine D.

Le calcium joue également un rôle important dans le maintien de la solidité et de la santé de nos os. Il est donc important de consommer suffisamment d’aliments contenant du calcium. Un manque de vitamine D et de calcium peut entraîner une faiblesse musculaire et osseuse, qui peut s’avérer douloureuse et entraîner des cassures. Nous avons besoin de muscles sains et forts pour maintenir notre équilibre, pour ne pas perdre l’équilibre rapidement, et être par conséquent moins susceptibles de tomber. En cas de chute, il est important que les os soient suffisamment solides pour ne pas se casser. Comme on l’a vu, les fractures de la hanche sont les blessures les plus courantes résultant d’une chute. Nous devons donc éviter cela.

Voici ce que vous pouvez faire pour obtenir plus de vitamine D :

  • Uw dokter kan u vitamine D-supplementen voorschrijven. Bespreek dit altijd eerst met uw dokter. Een teveel aan vitamine D kan nadelige gevolgen voor uw nieren hebben, hoewel een teveel niet vaak voorkomt.
  • Stel uw huid in de periode van april tot oktober ten minste 15 minuten per dag bloot aan daglicht, vooral via de armen, benen en buik.
  • Nuttig voedsel dat rijk aan vitamine D en calcium is.

Pour des conseils complets sur cette vitamine du soleil, consultez notre article sur la vitamine D.

3. Prévention des chutes et maladies chroniques

Ce n’est pas sans raison qu’on porte une telle attention à la prévention des chutes. Les choses se compliquent un peu plus lorsqu’une maladie chronique y est impliquée. Par exemple, comment éviter les chutes lorsqu’une personne est atteinte de la maladie de Parkinson ? Quelle est la meilleure façon de gérer la prévention des chutes chez les personnes atteintes de démence ? Dans ce chapitre, nous allons examiner des questions importantes auxquelles on ne peut pas souvent donner de réponse immédiate.

Comment les personnes atteintes d’une maladie chronique
peuvent-elles contribuer pour prévenir les chutes ?

3.1 Prévention des chutes chez les personnes âgées atteintes de démence et de problèmes cognitifs

Un milieu de vie sécurisé et des programmes d’activité physique sont également de première importance dans la prévention des chutes et la démence. Comme nous l’avons vu, il est clair que rester en mouvement est essentiel pour prévenir les chutes. Cela s’applique également aux personnes atteintes de démence. La démence étant relativement courante, le nombre de Belges atteints de démence est passé à 200 000, et ces chiffres vont certainement augmenter en raison du vieillissement de la population. C’est pourquoi, il est extrêmement important de prêter attention à la prévention des chutes pour ce groupe de personnes.

Les facteurs de risque décrits au chapitre 2.2 s’appliquent également à ce groupe, mais les personnes ayant des problèmes cognitifs présentent un risque de chute beaucoup plus élevé que les personnes qui n’ont pas ces problèmes. Il n’en résulte pas moins de trois fois plus de fractures de la hanche ! De plus, ce groupe a une plus grande chance de se retrouver dans des centres de soins résidentiels à la suite de blessures liées aux chutes, et qui peuvent entraîner même des décès.

Les problèmes de comportement associés à la démence peuvent augmenter le risque de chute. Ceux-ci incluent les problèmes de comportement suivants :

  • Errance
  • Impulsivité
  • Problèmes d’estimation des dangers environnants et de ses propres capacités

Prévention des chutes et problèmes cognitifs

Pour traiter ces problèmes et d’autres problèmes liés à la démence, les patients ayant des problèmes cognitifs se voient souvent prescrire des médicaments psychotropes. Des médicaments tels que les stabilisateurs de l’humeur, les antipsychotiques et les antidépresseurs, nuisent malheureusement à la prévention des chutes. On comprend donc pourquoi ce groupe est encore plus vulnérable que ses pairs sans problèmes cognitifs.

En outre, les fonctions exécutives suivantes sont également affectées de manière négative :

  • La planification
  • La mémoire
  • L’attention

Il y a aussi des indications qui montrent que ces fonctions sont associées à des troubles de la marche et des problèmes d’équilibre. Cela rend la participation à la prévention des chutes plus difficile, réduisant ainsi l’efficacité des efforts pour la prévention des chutes, par rapport aux personnes âgées sans problèmes cognitifs.

Qu’est-ce qui est important dans la prévention des chutes et la démence et à quoi faut-il faire attention ?

Comme pour les personnes âgées qui ne font pas partie de ce groupe vulnérable, les facteurs suivants sont importants dans la prévention des chutes :

  • Programmes d’exercices axés sur la mobilité, la force musculaire et l’équilibre
  • Évaluation et adaptation des médicaments
  • Tests oculaires
  • Adaptations de l’habitation
  • Suppléments de vitamine D

Cependant, pour ce groupe vulnérable, l’efficacité des programmes de prévention des chutes peut être renforcée lorsque les points ci-dessus sont combinés avec :

  • Un programme de soins sur mesure
  • La supervision d’un soignant et/ou d’un professionnel de soins
Le programme Otago

Développé par une équipe de chercheurs de l’Université d’Otago en Nouvelle-Zélande. Le programme Otago vise à améliorer l’équilibre, la force musculaire et la mobilité des adultes (vulnérables). La recherche a montré que ce programme est particulièrement efficace chez les personnes de plus de 80 ans, et il réduit généralement les chutes de 35%. On observe aussi chez les participants une augmentation de la confiance en soi, de la force et de l’équilibre. Ce programme d’exercices est particulièrement adapté aux personnes âgées fragiles qui marchent avec ou sans aides.

3.2 Prévention des chutes et ostéoporose

L’ostéoporose est une affection squelettique chronique caractérisée par une diminution de la résistance osseuse. Les personnes atteintes d’ostéoporose ont donc des os très faibles et poreux. Ce n’est souvent qu’après la fracture d’un os que l’on apprend souffrir d’ostéoporose. En général, l’ostéoporose ne provoque pas de plaintes, mais dans certains cas, l’ostéoporose peut provoquer des douleurs, comme par exemple dans le cas de fractures vertébrales ou de tassement vertébral.

L’ostéoporose engendre une perte significative de la masse osseuse, mais aussi une modification de la structure osseuse, ce qui facilite les fractures. La prévention des chutes et l’ostéoporose sont donc liés, car un os plus fragile se brise beaucoup plus facilement lors d’une chute qu’un os plus solide.

Quelques chiffres :

  • 1 femme belge sur 3 risque de subir des fractures dues à l’ostéoporose après la ménopause
  • Le poignet, la hanche, le haut du bras, les côtes et le bassin se fracturent le plus souvent à cause de l’ostéoporose
  • Le risque augmente fortement de 65 à 70 ans
  • On s’attend à ce que d’ici 2050, le nombre de fractures dues à l’ostéoporose triple

Une fracture chez les personnes de plus de 55 ans sert souvent de raison pour faire tester l’ostéoporose, et doit également être acceptée comme le premier signal d’un dépistage. Il est important de rester vigilant afin d’intervenir à temps. Un os cassé a naturellement des conséquences négatives qu’il est préférable de prévenir. C’est aussi l’objectif de la prévention des chutes, bien entendu.

Vous pouvez vérifier vous-même certains facteurs de risques ::

  • Vous avez plus de 55 ans
  • Vous pesez moins de 60 kg
  • Vous avez eu une fracture après vos 50 ans
  • Un de vos parents ou les deux ont déjà fracturé une hanche
  • Vous souffrez de mobilité réduite
  • Vous souffrez de polyarthrite rhumatoïde
  • Vous avez chuté au moins une fois au cours des 12 derniers mois
  • Vous ne souffrez pas de diabète, de BPCO, de maladie intestinale, de fonction thyroïdienne accrue ou d’épilepsie
  • Vous prenez des glucocorticoïdes depuis plus de 3 mois

Les points ci-dessus sont donc des facteurs de risques. Si vous vous y reconnaissez, il est peut être judicieux d’en discuter avec votre médecin (généraliste). Si nécessaire, vous pouvez ensuite faire les tests pour l’ostéoporose. Dans ce cas, emportez toujours votre liste de médicaments avec vous (vous pouvez l’obtenir auprès de votre pharmacie), afin que votre médecin sache exactement quels médicaments vous prenez actuellement et s’ils peuvent avoir des conséquences sur vos risques de chute.

3.3 Prévention des chutes et maladie de Parkinson  

La maladie de Parkinson exerce une grande pression sur notre équilibre, par conséquent les chutes peuvent survenir plus facilement. Surtout quand on se trouve déjà dans la « phase intermédiaire » de la maladie de Parkinson. La phase intermédiaire signifie que la personne ressent déjà les symptômes de la maladie de Parkinson. Quand on se trouve dans la phase initiale, ce n’est pas encore le cas.

Dans la phase intermédiaire, les premières limitations surviennent et il est plus difficile d’effectuer certaines activités. Dans cette phase, les problèmes d’équilibre se manifestent et on peut parler d’un risque accru de chute. Bien souvent, on fait appel à la kinésithérapie pour maintenir et promouvoir des activités en fonction des domaines problématiques tels que la posture du corps, atteindre ou saisir des objets, ainsi que l’équilibre et la marche.

Quand on souffre de la maladie de Parkinson, il est très important de continuer à bouger le plus possible afin d’éviter les chutes. Bien entendu, vous devriez toujours consulter votre médecin, kinésithérapeute et/ou ergothérapeute. Pour la maladie de Parkinson, le guidage des mouvements physiques est extrêmement important, car il ne faut pas augmenter les risques de chute en faisant des mouvements inadéquats.

Pour réduire le risque de chutes dans la maladie de Parkinson, diverses options thérapeutiques peuvent être envisagées :

  • Optimiser le traitement de la maladie de Parkinson
  • Réduire ou arrêter les sédatifs
  • Kinésithérapie visant à améliorer l’équilibre
  • Intervention d’infirmières et d’ergothérapeutes, entre autres

Souhaitez-vous en savoir plus sur la maladie de Parkinson et la prévention des chutes ? Alors jetez un œil sur l’ article complet de notre blog pour connaître les effets de la maladie de Parkinson sur notre équilibre et notre mobilité.

4. Adaptations pour la prévention des chutes à la maison et aux alentours

Comme nous l’avons vu dans les chapitres précédents, la prévention des chutes est certainement nécessaire.

Sans oublier qu’une chute entraînant des blessures affecte presque tous les domaines de notre vie.

Heureusement, il existe des mesures que nous pouvons prendre pour garantir une réduction significative des risques.

Dans ce chapitre, nous examinerons les adaptations à effectuer dans notre maison et notre environnement pour prévenir autant que possible les chutes.

4. Adaptations pour la prévention des chutes à la maison et aux alentours

Comme nous l’avons vu dans les chapitres précédents, la prévention des chutes est certainement nécessaire.

Sans oublier qu’une chute entraînant des blessures affecte presque tous les domaines de notre vie.

Heureusement, il existe des mesures que nous pouvons prendre pour garantir une réduction significative des risques.

Dans ce chapitre, nous examinerons les adaptations à effectuer dans notre maison et notre environnement pour prévenir autant que possible les chutes.

4.1 Prévention des chutes dans la salle de bain et les toilettes

La plupart des accidents liés aux chutes à la maison se produisent dans la salle de bain et les toilettes, et c’est tout à fait compréhensible. L’humidité, le carrelage glissant et les produits savonneux peuvent constituer une combinaison dangereuse. Surtout lorsque les mesures correctes ne sont pas appliquées. Il existe plusieurs mesures que nous pouvons appliquer dans notre salle de bain et nos toilettes afin de créer un endroit sécurisé :

Remplacez la baignoire par une douche à l’italienne adaptée aux personnes âgées : les douches à l’italienne spécialement conçues pour les personnes âgées sont souvent dotées de toutes les mesures de sécurité dont vous avez besoin, telles que :

  • Un sol antidérapant
  • Une paroi en verre
  • Une résine antibactérienne
  • Renfort dans le verre
  • Une tablette en hauteur
  • Une poignée

Faites attention ! Cela vaut toujours la peine de demander conseil à un ergothérapeute ou à un conseiller en prévention.

Élévateur de bain :

Si la personne préfère néanmoins la baignoire, ou qu’elle ne peut pas ou ne veut pas la remplacer par une douche à l’italienne, un élévateur de bain robuste et sûr, s’avère être une très bonne option. Un élévateur de bain permet d’entrer et de sortir de la baignoire en toute sécurité et de pouvoir utiliser la baignoire en position assise sans glisser dans le fond. Un bon élévateur de bain est souvent pliable et léger, pour que vous puissiez l’emporter avec vous en vacances, ou lorsque vous partez pour un court séjour.

Tapis antidérapants :

S’il n’y a pas de sols antidérapants dans la douche ou la baignoire, il est alors indispensable d’installer des tapis antidérapants. Il est également conseillé de le placer devant le lavabo et les toilettes. Il est important que ce soient des tapis antidérapants spécialement conçus à cet effet et de bonne qualité, sinon ils peuvent se révéler dangereux.

Un bon éclairage lumineux :

Il est très important que la salle de bain et les toilettes soient bien éclairées afin de pouvoir voir facilement où on marche.

Réhausseur de toilettes :

Particulièrement utile pour les personnes qui ont des difficultés à s’asseoir ou à se lever.

Marche très basse :

Évitez de devoir monter des marches pour avoir accès à la douche ou au bain. Par exemple, une marche de 4 cm de hauteur constitue une bonne hauteur.

Une poignée :

Dans et autour de la douche/baignoire et des deux côtés des toilettes. N’utilisez pas le porte-serviettes comme barre d’appui, car cette dernière n’a pas été conçue pour supporter le poids d’une personne, et cela peut donc s’avérer extrêmement dangereux.

Chaise/siège de douche :

En fonction du niveau de mobilité de l’utilisateur, de nombreuses options sont disponibles. Il est important d’en choisir une qui peut être placée à la fois sur des surfaces droites et courbes, et muni d’un dossier pour offrir plus de confort.

Pour des informations détaillées sur l’importance des soins personnels et de la sécurité des toilettes, veuillez consulter notre article sur notre blog.

4.2 Prévention des chutes dans les escaliers

Après les espaces sanitaires de la maison, l’escalier (fixe) est l’un des endroits les plus dangereux en cas de chute. Il arrive souvent que lorsqu’il n’est plus possible de monter les escaliers, on essaie d’éviter de les prendre. Par exemple, vivre sur un seul étage ou descendre le lit au rez-de-chaussée, détériore votre qualité de vie et vous fait perdre le contrôle de toute la maison. Une autre option est de continuer à utiliser l’escalier même lorsque cela n’est plus possible. En conséquence, on s’aventure dans des situations dangereuses, ou on monte et descend les escaliers avec les mains et les pieds.

Le maintien de la dignité, du contrôle et de l’indépendance est très important pour notre qualité de vie. Lorsque nous pouvons les préserver grâce à différentes aides et ainsi éviter les conséquences souvent très négatives des chutes, il est important de faire quelque chose à ce sujet. Un ergothérapeute peut également vous aider.

Comment rendre les escaliers résistants aux chutes ?

Mains courantes/poignées robustes :

Assurez-vous qu’il y a des points d’appui auxquels s’accrocher, des deux côtés et à différents endroits le long des escaliers. Un support supplémentaire au bout de l’escalier où se termine la main courante peut également fournir une aide précieuse.

Bon éclairage :

Certes, toutes les marches des escaliers doivent être clairement visibles. Il ne faut donc pas de lumière tamisée, mais une lumière blanche diffuse qui illumine tout l’escalier.

Pas de marches glissantes :

Assurez-vous qu’il y a des appuis où s’accrocher à différents endroits, des deux côtés le long de l’escalier. Un support supplémentaire au bout de l’escalier où se termine la main courante peut également fournir un soutien précieux.

Pas de tapis non fixé :

Le tapis non fixé est l’une des causes les plus courantes des trébuchements. Assurez-vous que le tapis est professionnellement fixé aux marches ou retirez-le complètement en le remplaçant par des marches antidérapantes.

Aide à la mobilité :

L’éventuelle installation d’un monte-escalier permet également d’éviter une chute dans les escaliers. Souvent, les gens pensent trop tard à cette solution. La réaction de la plupart de ceux qui en ont installé un, est de dire qu’ils auraient dû le faire beaucoup plus tôt. Lors du choix d’un monte-escalier, il est important de s’attarder sur la qualité, au modèle répondant aux besoins de l’utilisateur, ainsi qu’à la sécurité proposée.

4.3 Prévention des chutes dans le salon et la chambre

La chambre et le salon sont également des endroits où les chutes se produisent souvent. Les petites choses auxquelles nous ne pensons jamais vraiment, peuvent souvent s’avérer plus dangereuses que nous ne le pensions. Heureusement, il y a de quoi faire à ce sujet !

Ce qui suit s’applique également à la prévention des chutes dans le salon et la chambre à coucher : un ergothérapeute peut mieux vous conseiller à ce sujet et vous donner des conseils personnalisés en fonction de vos besoins. Après tout, rendre la maison résistante aux chutes n’est pas seulement une question de suppression ou d’adaptation des obstacles dans la maison. Prêter attention à son environnement est également extrêmement important.

Comment rendre le salon et la chambre résistants aux chutes ?

Sol : comme pour les autres pièces de la maison, il est très important de retirer les tapis qui ne sont pas fixés. Supprimer les seuils ou utiliser des aides de seuil peut également être d’une grande aide.

Meubles surélevés :surélever un fauteuil, une chaise ou le lit permet de se lever plus facilement, de se sentir plus stable et d’avoir un meilleur équilibre. Un fauteuil releveur peut également être d’une aide précieuse.

Pas de câbles encombrants, car ceux-ci peuvent faire trébucher les gens. Lier ou sécuriser les câbles encombrants semble une mesure logique.

Une barre de redressement du lit ou une barre verticale d’appui : un support supplémentaire à côté du lit pour davantage de maintien. Une « barre verticale d’appui » est également une bonne idée pour offrir plus de stabilité et de soutien dans le salon.

Obstacles et autres objets encombrants : les armoires, les tables, les boîtes, etc. doivent être mieux rangés, enlevés ou mis en sécurité. Ceux-ci peuvent faire trébucher les gens ou fournir un faux soutien.

Beaucoup de lumière, car plus nous vieillissons, moins nos yeux voient clair. Il est donc extrêmement important qu’il y ait beaucoup de lumière et que l’interrupteur soit facilement accessible. Par exemple, illuminez le passage entre la chambre et la toilette, pour que la visibilité soit optimale si vous devez aller à la toilette la nuit.

Espace entre les meubles : pour éviter les chutes, il est important de laisser suffisamment d’espace entre les meubles. Assurez-vous également qu’il n’y a pas d’obstacles, afin de savoir passer avec une cane ou un déambulateur.

4.4 Prévention des chutes dans la cuisine

Les mesures générales de prévention des chutes valent aussi pour la cuisine : un bon éclairage, un sol uniforme et pas de tapis glissants ou d’autres objets encombrants. Dans la cuisine, vous pouvez également prendre en compte :

  • Armoires de cuisine : les objets les plus utilisés sont de préférence placés sur les étagères inférieures pour un accès aisé. De cette façon, il est inutile de s’appuyer sur le plan de travail, et les tabourets ou échelles peuvent être évités.

4.5 Prévention des chutes dans le jardin

S’occuper du jardin est et reste une bonne activité pour continuer à bouger. Lisez par exemple l’article sur notre blog avec plein de conseils et les bienfaits offerts du jardinage : Jardinage senior : plus d’informations sur les avantages d’un jardin thérapeutique . Nous avons vu que l’exercice est en fait bénéfique dans la prévention des chutes. Le jardinage en est également un bon exemple, mais il doit bien entendu assurer votre sécurité.

Il y a de petites choses que nous pouvons ajuster dans le jardin pour le rendre beaucoup plus résistant aux chutes. Consultez les principaux points ci-dessous :

Installation d’un monte-escalier extérieur : est-ce que le jardin ou la terrasse est uniquement accessible par les escaliers ? Alors, un monte-escalier extérieur résistant aux intempéries est une bonne option pour continuer à utiliser des marches lisses et/ou irrégulières en toute sécurité.

Rangez le matériel de jardinage : trouvez un endroit où ranger facilement tous les ustensiles de jardin et qu’ils soient toujours facilement accessibles. Par exemple dans l’abri de jardin ou dans une boîte hermétique. Il est important que cela ne traîne pas dans le jardin au risque de causer un trébuchement. .

Bordures jamais plus larges que 1 mètre : lorsque les bordures ne sont pas plus larges que 1 mètre, le jardinier peut toujours les atteindre facilement.

Des allées éclairées : il est important que les sentiers ne deviennent pas glissants lorsqu’il a plu, neigé ou gelé. Cela vaut même la peine de remplacer ces types de chemins par un matériau antidérapant. Naturellement, les allées doivent être éclairées au mieux avec une lumière vive et diffuse.

Installation d’un monte-escalier extérieur : est-ce que le jardin ou la terrasse est uniquement accessible par les escaliers ? Alors, un monte-escalier extérieur résistant aux intempéries est une bonne option pour continuer à utiliser des marches lisses et/ou irrégulières en toute sécurité.

Rangez le matériel de jardinage : trouvez un endroit où ranger facilement tous les ustensiles de jardin et qu’ils soient toujours facilement accessibles. Par exemple dans l’abri de jardin ou dans une boîte hermétique. Il est important que cela ne traîne pas dans le jardin au risque de causer un trébuchement.

Bordures jamais plus larges que 1 mètre : lorsque les bordures ne sont pas plus larges que 1 mètre, le jardinier peut toujours les atteindre facilement.

Des allées éclairées : il est important que les sentiers ne deviennent pas glissants lorsqu’il a plu, neigé ou gelé. Cela vaut même la peine de remplacer ces types de chemins par un matériau antidérapant. Naturellement, les allées doivent être éclairées au mieux avec une lumière vive et diffuse..

4.6 Prévention des chutes et types de chaussures

Les chaussures affectent non seulement l’équilibre d’une personne, mais aussi le risque de chute. Des mauvaises chaussures peuvent vous faire glisser, trébucher ou tomber. Marcher à la maison sans chaussures peut également entraîner un risque de chute. Par exemple, le simple fait de marcher avec des chaussettes augmente le risque de glisser.

Porter des chaussures adéquates constitue donc un facteur important pour lutter contre les chutes. Mais quels sont les critères à prendre en compte lorsqu’on choisit des chaussures pour prévenir tout risque de chute ? Nous examinons d’abord le type de chaussures que les personnes âgées portent souvent à la maison.

Des recherches ont montré que les personnes âgées portent souvent des pantoufles, des chaussettes, des chaussures mal ajustées ou des mocassins. Ces types de chaussures sont dans la plupart des cas en matériau souple, ce qui peut entraîner des problèmes tels que le hallux valgus – ou l’oignon au pied.

Malheureusement, bien souvent, ces chaussures n’offrent pas une adhérence suffisante et peuvent donc constituer un danger pour le maintien de l’équilibre.

En dehors de la maison aussi, on voit souvent que les gens optent pour des chaussures trop larges, trop souples ou trop longues pour offrir un certain confort aux pieds douloureux. On enfile souvent des chaussures sans lacets ou pourvues d’une autre fermeture, car il est difficile de fermer la chaussure quand il faut se baisser.

Il est d’une importance capitale de porter des chaussures bien ajustées qui offrent aux pieds à la fois confort et sécurité. Il faut donc trouver un équilibre entre une chaussure qui offre à la fois confort et sécurité.

À quoi les personnes âgées doivent-elles faire attention lors de l’achat de chaussures antichute ?

Collier à talon renforcé :

Fournit un soutien supplémentaire de la cheville pour offrir un « ancrage dans les chaussures » et bénéficier de davantage d’équilibre.

Semelle intermédiaire fine et robuste :

Pour offrir confort et adhérence. Une semelle trop épaisse peut amener l’utilisateur à se sentir moins bien, diminuant ainsi son équilibre. Cependant, il est important que la semelle soit solide.

Hauteur de talon basse :

Les talons hauts sont associés à un risque accru de chute car le centre de gravité de l’utilisateur est déplacé vers l’avant, ce qui peut affecter à la fois l’équilibre et la posture.

Semelle antidérapante :

Fabriquée en caoutchouc et non en cuir. Elle permet de s’assurer que le porteur a une bonne adhérence sur la surface.

Talon biseauté :

Peut fournir plus d’adhérence, en particulier sur les surfaces humides.

Mécanisme d’attache :

Les lacets ou velcro garantissent que la chaussure soit mieux adaptée au pied et donc mieux ajustée.

Chaussures bien ajustées :

Des chaussures trop grandes ou usées n’offrent pas une stabilité adéquate et par conséquent, ne permettent pas d’éviter les chutes.

On peut bien entendu porter des chaussons ou des pantoufles à la maison, mais il est important qu’ils soient munis d’une semelle antidérapante et qu’ils entourent bien le pied. Vous pouvez les trouver chez un spécialiste de la chaussure.

4.7 Aides à la prévention des chutes

Certaines aides peuvent être très utiles dans la prévention des chutes. Comme nous l’avons vu dans ce chapitre, un monte-escalier et/ou une douche à l’italienne peuvent offrir une solution pour habiter plus longtemps et de façon autonome dans sa maison. Il existe également de plus petites aides qui peuvent aider à prévenir les chutes à l’intérieur et à l’extérieur.

Déambulateur d’intérieur :

C’est souvent une version plus étroite du déambulateur traditionnel. Il est parfait pour une utilisation à la maison, car il est plus facile à manœuvrer dans des espaces plus étroits. Veuillez noter que le déambulateur d’intérieur n’est pas adapté à une utilisation extérieure.

Déambulateur d’extérieur :

Un déambulateur d’extérieur est souvent un peu plus robuste pour que l’on puisse l’utiliser sur différentes surfaces. Pour une promenade dans les bois mais aussi à l’extérieur dans la rue. Lorsqu’on choisit un déambulateur, il est primordial de prendre en considération les points importants pour l’utilisateur. L’entretien du déambulateur est également important, notamment pour s’assurer du bon fonctionnement des freins.

Cane (de marche) avec pince de préhension :

Une cane (de marche) peut fournir un peu de soutien supplémentaire lorsque vous vous levez et que vous marchez dans la maison ou à l’extérieur. Cependant, il est important qu’elle soit livrée avec une pince de préhension pour que la cane ne tombe pas à terre, obligeant la personne à se pencher pour l’attraper.

5. Mesures de prévention des chutes

Adaptations au cadre de vie

Évaluation de l’utilisation des médicaments

Types de chaussures

Amélioration de l’équilibre

Apport de vitamine D

Amélioration de la vue

Dans ce chapitre, nous examinons la prévention des chutes et l’utilisation des médicaments, mais aussi ce que signifie l’amélioration de notre équilibre, et comment l’exercice physique aide réellement à prévenir les chutes, puisque c’est même l’un des piliers les plus importants.

5.1 Prévention des chutes et médicaments

Comme nous l’avons vu avec les facteurs de risque de chute, certains médicaments peuvent ne pas être bénéfiques dans la prévention des chutes. En fait, les chutes et les médicaments vont souvent de pair. C’est le cas, par exemple, des psycho-pharmaceutiques. On prescrit souvent ces types de médicaments lorsqu’une personne est atteinte de la maladie de Parkinson ou de démence. Comment pouvons-nous gérer cela de manière à toujours savoir prévenir les chutes ?

Il est important de noter que vous devez toujours demander conseil à votre médecin. Après tout, votre médecin connaît vos antécédents médicaux complets et est plus que capable de vous donner des conseils sur vos risques de chute et les médicaments que vous prenez actuellement, et que vous avez pris dans le passé. L’historique de vos médicaments est également important, car les médicaments restent plus longtemps dans notre système lorsque nous sommes plus âgés.

Il existe donc certainement des médicaments qui augmentent les risques de chute. Si vous prenez un ou plusieurs des médicaments suivants, il est préférable d’en discuter avec votre médecin. Car une réévaluation de votre consommation de médicaments s’avère peut-être nécessaire.

  • Analgésiques (la morphine et le tramadol, mais aussi le paracétamol, par exemple, peuvent être nocifs)
  • Somnifères
  • Sédatifs
  • Médicaments antiépileptiques
  • Médicaments contre l’anxiété, la dépression, la psychose et les manies
  • Médicaments contre la pression artérielle
  • Médicaments contre les problèmes cardiaques
  • Diurétiques

Symptômes signifiant que votre médicament peut ne pas contribuer à la prévention des chutes :

  • Vertiges
  • Sensation de somnolence
  • Sensation de sommeil

Discutez de ces symptômes avec votre médecin ou votre pharmacien, même dans le cas où vous ne vous sentez pas à l’aise avec la quantité de médicaments que vous prenez. N’oubliez pas de demander à votre médecin si un nouveau médicament prescrit peut affecter vos risques de chute.

5.2 Pourquoi l’activité physique est d’une importance capitale dans la prévention des chutes chez les personnes âgées

Les programmes d’exercices pour les personnes âgées sont particulièrement importants pour l’amélioration de la mobilité et de la force musculaire, dans le but de renforcer l’équilibre ou la stabilité. Des recherches ont montré que l’activité physique est très efficace pour prévenir les chutes et assurer le bien-être général. S’engager activement dans une activité physique peut également redonner l’assurance perdue après une chute, par exemple. Cela aide aussi à réduire la peur de tomber.

La marche est une activité physique que de nombreuses personnes âgées aiment pratiquer. L’air frais et l’exercice sont d’ailleurs fortement recommandés. La marche est toujours une bonne activité, surtout pour les personnes âgées sans risque accru de chute. Cependant, la marche ne suffit pas pour améliorer la force musculaire et l’équilibre. Pour les personnes âgées ayant des problèmes d’équilibre, un cours de prévention des chutes visant à renforcer la force musculaire est donc recommandé.

5.3 Où trouver des informations pour un cours sur la prévention des chutes

Il existe différents cours de prévention des chutes chez les personnes âgées en Belgique, tels que les « ateliers équilibres ». Ceux-ci peuvent être organisés via des initiatives locales telles que Gymsana, mais aussi chez les kinésithérapeutes. Pour plus d’informations, il est préférable de vous adresser à votre médecin ou à votre prestataire de soins de santé au niveau local.

6. Informations complémentaires utiles pour la prévention des chutes chez les personnes âgées

Bouger à la maison pendant le confinement du Coronavirus

Pendant la crise du Coronavirus, il était également important de bouger. Diverses initiatives ont vu le jour afin de pouvoir exercer une activité physique à distance. Y compris les programmes de Gymsana qui permettent aux participants de s’exercer chez eux, sous une supervision via l’ordinateur.

6.1 En vous levant, asseyez-vous d’abord sur le bord du lit

Lorsqu’on sort du lit, notre tension artérielle chute légèrement. Cela se produit parce qu’on a passé toute la nuit en position couchée, et que le cœur doit à nouveau pomper plus fort pour envoyer suffisamment de sang à la tête. La baisse de la tension artérielle peut provoquer des étourdissements ou une instabilité, ce qui augmente le risque de chute. Si nous donnons d’abord à notre corps la possibilité de se réveiller, ce risque de chute peut être éliminé.

6.1 En vous levant, asseyez-vous d’abord sur le bord du lit

Lorsqu’on sort du lit, notre tension artérielle chute légèrement. Cela se produit parce qu’on a passé toute la nuit en position couchée, et que le cœur doit à nouveau pomper plus fort pour envoyer suffisamment de sang à la tête. La baisse de la tension artérielle peut provoquer des étourdissements ou une instabilité, ce qui augmente le risque de chute. Si nous donnons d’abord à notre corps la possibilité de se réveiller, ce risque de chute peut être éliminé.

6.2 Liste de contrôle pour la prévention des chutes

Cette liste de contrôle pratique sur la prévention des chutes peut vous donner une meilleure idée de votre propre risque de chute. Pouvez-vous cocher la plupart des points ? Votre risque de chute semble faible. Vous ne pouvez cocher que quelques points ci-dessous ? Alors, votre risque de chute est plus élevé que la normale. Dans les deux cas, c’est toujours une bonne idée de parler à votre médecin sur la prévention des chutes et des éventuelles mesures à prendre.

Dans quelle mesure votre habitation répond-elle à vos besoins en matière de prévention des chutes ?

Escaliers

  • Les marches d’escalier sont en bon état.
  • La surface des marches est lisse, sans tapis (glissant).
  • Il y a des rampes des deux côtés de la cage d’escalier.
  • L’escalier est suffisamment éclairé.
  • Il y a des poignées supplémentaires en haut et en bas des escaliers.
  • L’escalier est équipé d’une aide à la mobilité, tel qu’un monte-escalier.

Salle de bain et toilette

  • La baignoire a été remplacée par une douche à l’italienne (adaptée aux seniors).
  • Le bain/la douche possède une marche très basse.
  • Il y a des tapis antidérapants sûrs aux endroits stratégiques.
  • Il y a des poignées sûres dans et autour de la douche et de chaque côté des toilettes.
  • Il y a un endroit sûr pour s’asseoir pendant qu’on se lave si nécessaire.
  • Les toilettes possèdent un réhausseur de toilette.
  • Les pièces sont suffisamment éclairées.
  • Les objets les plus utilisés doivent être faciles d’accès.

Cuisine, salon et chambre à coucher

  • La surface du sol est lisse et uniforme.
  • Il n’y a pas de seuils ou de tapis glissant.
  • Il n’y a pas de câbles apparents.
  • L’espace est suffisamment éclairé.
  • Si nécessaire, il y a des veilleuses.
  • Les meubles tels que le canapé ou le lit ont été surélevés.
  • Il y a une barre de redressement du lit ou une barre verticale d’appui pour un soutien supplémentaire.
  • Il y a aussi peu d’obstacles ou d’objets encombrants que possible.
  • Les articles les plus couramment utilisés se trouvent sur les étagères du bas.

Jardin et extérieur

  • Les allées sont dégagées.
  • Les allées ne deviennent pas glissantes ou dangereuses, lorsqu’il pleut ou il neige.
  • Il y a un éclairage suffisant.
  • Un escalier éventuel dispose d’une aide à la mobilité telle qu’un monte-escalier extérieur.
  • Il y a de bonnes installations de stationnement.
  • L’accès à la porte est facilement accessible.

Dans quelle mesure votre santé répond-elle à vos besoins en matière de prévention des chutes ?

  • Vous pesez plus de 60 kg.
  • Vous avez déjà cassé un os après vos 50 ans.
  • Aucun de vos parents ne s’est cassé la hanche.
  • Votre mobilité n’a pas diminué récemment.
  • Vous ne souffrez pas de polyarthrite rhumatoïde.
  • Vous n’avez pas fait de chute au cours de la dernière année.
  • Vous n’avez pas utilisé de glucocorticoïdes depuis plus de 3 mois.
  • Vous ne souffrez pas de diabète, de BPCO, de maladie intestinale, de fonction thyroïdienne accrue ou d’épilepsie.
  • Vous n’avez aucune difficulté avec les fonctions cognitives telles que l’attention et la concentration.
  • Vous ne souffrez pas de confusion ou d’étourdissement.
  • Vous ne devez pas aller souvent aux toilettes le soir.
  • Votre taux de vitamine D ou de calcium n’est pas trop bas.
  • Vous n’avez aucune douleur aux genoux ou ailleurs qui vous rend moins stable.
  • Vous faites suffisamment d’exercices et vous prêtez attention au renforcement de la force musculaire, de la coordination et de l’équilibre.
  • Vous portez des chaussures de maintien solides avec une semelle antidérapante et un talon bas.
  • Vous discutez de votre prise de médicaments avec votre médecin.
  • Vous participez à des cours d’exercices et de prévention des chutes.
  • Lorsque vous vous levez, vous devez d’abord vous asseoir sur le bord du lit pour éviter les étourdissements.
  • Vous ne souffrez pas de troubles auditifs ou visuels.
  • Vous ne souffrez pas d’hallux valgus ou de bosse au pied.
  • Vous ne souffrez pas d’ostéoporose.

Disclaimer :
Nous avons apporté le plus grand soin à la rédaction de cet article. En cas d’inexactitudes ou d’imperfections,
Stannah Stairlift ltd décline toute responsabilité à cet égard.